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Dernière mise à jour : Mai 2021

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Projet COASTAL site Charente Pertuis

Résumés techniques

Issus des discussions qui ont eu lieu dans les ateliers, et de l’expertise des partenaires et équipes impliqués dans COASTAL, les résumés techniques ont pour objectif de communiquer sur certaines avancées du projet à l’intention des visiteurs du site web et du public.

Le site français :

L’étude de cas du fleuve Charente se caractérise par une forte activité agricole, dans la partie amont du bassin, avec dans la partie aval deux activités économiques majeures qui sont la conchyliculture et une activité touristique importante sur la côte. L’objectif du laboratoire multi-acteurs pour le bassin du fleuve Charente est de contribuer à un développement régional durable pour les activités confrontées à des problèmes de ressource en eau (quantité et qualité) et au maintien/développement d’activités ancrées sur le territoire dans le contexte du changement climatique. L’ambition est de trouver collectivement des solutions à court, moyen et long terme pour développer des filières innovantes pour l'agriculture et l’aquaculture, et un tourisme durable mieux répartir spatialement et temporellement, en tenant compte des contraintes environnementales. Le développement des installations portuaires existantes et les opportunités offertes par les énergies marines renouvelables et les énergies éoliennes sont discutés. Les synergies possibles entre activités rurales et activités côtières ainsi que l’impact de différentes trajectoires d’évolution (sur l'économie régionale, l’utilisation des terres, l’emploi et l’environnement notamment les ressources en eau) sont étudiées dans le projet. L'objectif final est de partager collectivement une vision stratégique commune détaillée dans une « feuille de route » ainsi que des outils pertinents de modélisation dynamique pour contribuer à un développement territorial durable.

Quelques exemples ciblés sur certains secteurs :

La conchyliculture dans un système globalement soutenable

La demande mondiale des consommateurs évolue vers des huîtres à haute teneur en chair. Ce type de produit a fait la renommée des huîtres de Marennes-Oléron grâce au travail de reconfiguration des marais salants en marais d’affinage ostréicole entre 1860 et 1960. L’explosion de la consommation et la disparition par maladie de l’huître portugaise ont conduit dans les années 1970 les professionnels à privilégier la quantité au détriment de la qualité. Un renouveau de la demande de qualité par les consommateurs a conduit certains producteurs de Marennes-Oléron à délocaliser leurs élevages dans des sites européens aux eaux plus riches, par exemple l’Irlande et le Portugal. Ces professionnels ont délaissé des labels de qualité comme l’IGP Marennes-Oléron au profit de marques d’entreprise. Cette européanisation du marché et de la production permet de satisfaire la demande globale et certaines entreprises engagées dans ces mutations. Cependant le développement du bio et de la vente directe obligent à reconsidérer l’importance du territoire d’élevage dans la plus-value apportée au produit. Ainsi, la feuille de route du projet COASTAL stipule qu’un fort taux de chair issu d’élevages localisés sur le territoire peut satisfaire la demande de produits à haute teneur en chair et aussi la cohérence d’un métier et d’un produit ancré sur un territoire. Les savoir-faire des professionnels, les particularités physiques, biologiques et climatiques de ce territoire, la capacité trophique temporalisée et spatialisée, le partage de la ressource trophique optimisée et à la bonne densité, tous autorisent une redéfinition des conditions de la durabilité de la conchyliculture en englobant plusieurs environnements différents et plusieurs activités.

Conchyliculture et qualité des eaux

Les coquillages sont des filtreurs dont la qualité sanitaire dépend de la qualité d'eau dans laquelle ils sont élevés. Dans le secteur étudié et comme dans la quasi-totalité des secteurs européens de production, les coquillages sont situés dans des zones littorales, productives et dépendantes des apports terrestres issus des bassins versants. Les conchyliculteurs, responsables de la qualité sanitaire de leurs produits, sont dépendants d'une qualité d'eau qu’ils ne maîtrisent pas directement. Leur action peut se situer sur quatre niveaux :

1. Faire confiance aux réseaux de surveillance de la qualité des eaux (Directive Cadre sur l’Eau et Directive Cadre Stratégique Milieu Marin) et aux moyens mis en œuvre pour atteindre les seuils requis pour l'élevage et la qualité sanitaire des coquillages ;

2. Se rendre légitime et intervenir activement dans les structures engagées dans la gestion de la qualité des eaux fluviales, littorales et côtières ;

3. Développer des techniques d'épuration des coquillages permettant de s'affranchir de la qualité des eaux littorales ;

4. Délocaliser leurs élevages dans des zones dont la qualité des eaux est, soit meilleure au regard des questions sanitaires, soit meilleure au regard des questions trophiques, soit des deux.

Agriculture : vers une agriculture durable et innovante dans le bassin de la Charente et sa zone côtière

L’agriculture est une activité économique majeure et occupe plus de 70 % du territoire. Au nord-ouest, les systèmes de polyculture-élevage représentent maintenant moins d’un tiers des agriculteurs. Au sud, l’expansion du vignoble du Cognac impacte fortement la qualité de l’eau (pesticides). A l’ouest comme à l’est, les élevages extensifs et les prairies associées sont un facteur positif. La forte pression foncière et les difficultés de transmission, accentués par les départs en retraite des agriculteurs, risquent de développer les friches côtières et les changements de destination. Le développement d’une agriculture durable est en synergie avec la protection de la ressource en eau : par une évolution des systèmes intensifs irrigués vers des systèmes diversifiés et une amélioration des pratiques, par le maintien de l’élevage et le développement de l’agriculture biologique jusqu’au moins 30% de la surface agricole. Aujourd’hui 30% des exploitations évoluent positivement et le taux de conversion à l’agriculture biologique est élevé. Cette nouvelle agriculture s’adapte au changement climatique et s’appuie sur la demande sociale en produits locaux de qualité et sur la création de filières locales avec de la valeur ajoutée. Des innovations techniques, économiques et réglementaires sont attendues pour favoriser le maintien d’un tissu rural dynamique créateur d’emplois, en lien avec le tourisme rural et les activités portuaires, ainsi qu’une gestion collective de la ressource en eau.

Vers un futur désirable : changer les systèmes et les pratiques agricoles

L’évolution vers de nouveaux systèmes agricoles en synergie avec les autres activités est une étape décisive pour atteindre le futur désirable du territoire. L’agriculture, activité économique majeure, modèle les paysages et interagit avec les hydrosystèmes. Son évolution vers l’agriculture biologique implique de diversifier les cultures et les assolements, de développer les circuits courts sur le territoire (au moins 20%) et l’emploi tout en réduisant l’impact environnemental (zéro pesticides, moins d’azote, plus de biodiversité). Ces nouveaux systèmes répondent la demande soutenue pour une alimentation plus végétale: plus, de protéagineux, de légumes de plein champ, de productions pour l’alimentation humaine et animale. Les systèmes en agriculture biologique sont plus diversifiés qu’en agriculture conventionnelle et cette incitation se poursuit avec la nouvelle PAC. La PAC incite déjà à plus de diversité des assolements et d’infrastructures agro-environnementales (IAE) via le paiement vert (30 % des aides découplées, environ 80 €/ha). La diversification des cultures suppose aussi celle des débouchés, alimentaires ou non: les opérateurs économiques d’aval multiplient les initiatives pour développer des filières locales pour la consommation humaine ou animale. Ils développent également des débouchés non alimentaires comme le chanvre ou à valorisation énergétique. Les rotations doivent être équilibrées en azote et les intrants issus de l’agriculture biologique/durable: le choix des cultures en sec reste donc limité (triticale, féverole d’hiver, tournesol, etc.). Une partie de la luzerne pourrait être vendue localement, permettant le maintien d’un élevage bio de qualité et des prairies associées.

Eau : protection et usages de l’eau dans le bassin de la Charente et sa zone côtière

Sur le Bassin Versant de la Charente et sa zone littorale associée, les concurrences entre usages se matérialisent dans les questions de quantité et de qualité d'eau. La réglementation hiérarchise ces usages : 1/ sécurité civile et eau potable, 2/ milieux aquatiques 3/ usages économiques. À l'évidence, seul le premier point est satisfait, les deux autres faisant l'objet de conciliations entre acteurs, qui sous la contrainte du changement climatique et des variations du climat sont contraints à :
- Prélever de l'eau lorsqu'elle peut être considérée en excès et la stocker pour une utilisation décalée dans le temps.
- Changer les modalités d'usage pour diminuer les besoins et donc les prélèvements.
Ces deux préconisations peuvent s'appliquer différemment suivant les usages :
- Pour la conchyliculture, les objectifs sont d’une part d’obtenir par la négociation des apports d’eau douce visant au bon état des milieux aquatiques et d’autre part d’adapter les densités d’élevage par leur diminution ou par la délocalisation de certains.
- Pour l’agriculture, l’objectif est, par une gestion plus collective et intégrée, de gérer les quantités d’eau pour maintenir des productions alimentaires diversifiées et reconquérir la qualité de l’eau en amplifiant la transition agro-écologique des systèmes agraires du bassin.
- Pour le tourisme, la capacité d'accueil des sites doit permettre de contrôler la demande en eau potable et ainsi les prélèvements sur les nappes.

Ports et transition énergétique

En tant que point d'entrée et de sortie de flux matériels et immatériels, les ports sont au cœur d’interdépendances littorales et rurales. Situés à l’interface « terre-mer », leurs stratégies de transition écologique sont influencées par les décisions prises par d’autres acteurs (i.e. d'autres ports ou secteurs). Certains ports considèrent ces interdépendances en dehors de leur influence ; d’autres cherchent à orienter ces dynamiques au sein de la place portuaire et au travers de relations commerciales élargies en développant un rôle « d’acteur intermédiaire » dans la gouvernance de la transition écologique. Cet investissement dépend de leur statut politique et de leur volonté à réduire leur impact environnemental ; de la façon dont ils mobilisent les ressources dont ils disposent (économiques, institutionnelles, etc.) ; ou encore des alliances qu'ils nouent et des structures de gouvernance auxquelles ils participent. Les ports cherchant à gouverner une politique de dé-carbonisation peuvent structurer leurs actions sur un gradient « terre-mer » :

1. En mettant en place une économie circulaire locale coordonnant les entreprises de la place portuaire ;

2. En investissant dans les sources d'énergies alternatives marines en devenant une plateforme pour le développement territorial de l'énergie houlomotrice et éolienne ;

3. En développant un transfert modal (i.e. passer de la route au rail) et le cabotage ;

4. En construisant des alliances et en contribuant à la gouvernance et aux politiques publiques à différentes échelles.

Le projet COASTAL aidera à mettre en évidence comment les ports pourraient promouvoir ainsi de nouvelles interdépendances territoriales entre infrastructures, nature et société.